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10 000 tonnes de thon et 1 750 tonnes de merlu noir par an : Les termes scandaleux de l’accord de pêche Sénégal-Ue

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Alors que les pêcheurs sénégalais se reconvertissent convoyeurs de migrants clandestins à cause de la raréfaction des ressources halieutiques, le Sénégal ouvre encore ses eaux aux navires de pêche européens.

Le Parlement européen a donné son approbation, par vote (524 voix pour, 47 contre et 115 abstentions) lors de la plénière de ce jeudi 12 novembre, pour la mise en œuvre d’un nouveau protocole d’accord de pêche entre l’Union européenne (Ue) et le Sénégal.

L’objectif du protocole, comme indiqué dans les termes du contrat, est de «permettre aux navires de l’Union de pêcher dans les eaux sénégalaises tout en favorisant la mise en œuvre d’une politique de pêche durable et l’exploitation responsable des ressources halieutiques dans cette zone, et de soutenir les efforts déployés par le Sénégal pour développer le secteur de la pêche du pays».

10 000 t de thon et 1 750 t de merlu noir par an

Selon la proposition de la Commission européenne adoptée par les députés en plénière, le protocole paraphé le 19 juillet 2019 et appliqué à titre provisoire le 18 novembre de la même année, prévoit «des possibilités de pêche pour jusqu’à 28 thoniers senneurs congélateurs, 10 canneurs et 5 palangriers d’Espagne, du Portugal et de France».

Le tonnage annuel autorisé aux navires susmentionnés donne le tournis. Ils détiennent, en effet, l’autorisation de pêcher 10 000 t de thon par an. Le protocole autorise également la capture de 1 750 t de merlu noir (Merluccius senegalensis) par an «pour deux chalutiers espagnols».

Une contrepartie financière de 1,7 million d’euros

La contrepartie financière annuelle de l’Union européenne s’élève, selon le protocole ci-après, à 1,7 million d’euros, soit 1 milliard 113 millions de francs Cfa. Huit cent mille euros à titre de «droits d’accès aux eaux du Sénégal». Le solde de 900 000 euros, par contre, servira au «soutien sectoriel au développement de la politique de pêche du Sénégal, notamment par l’amélioration du contrôle de la pêche, le développement de la recherche et de la collecte de données dans le domaine de la pêche et la certification sanitaire des produits de la pêche».

«Le montant des redevances supplémentaires dues par les armateurs est estimé à 1,35 million d’euros par an», renseigne-t-on.

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