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Bonne fête à tous les gauchers, dont c’est la journée internationale aujourd’hui. Le but de cette journée: sensibiliser aux différentes difficultés rencontrées par les gauchers au quotidien. Seuls 10% de la population sont gauchers, et cela complique les tâches les plus élémentaires quand il s’agit d’utiliser des objets domestiques ou des outils. Mais pourquoi y a-t-il si peu de gauchers?
Alors que l’on pourrait s’attendre à ce qu’environ la moitié de la population soit gauchère, il n’en est rien. Selon les études menées aux Etats-Unis pour expliquer ce phénomène « marginal », il y a deux raisons à cela: la première est définie génétiquement, la seconde est liée à l’environnement dans lequel on grandit.

Collaboration
Les scientifiques de la Northwestern University qu’il y a bel et bien un lien entre la main de prédilection et le comportement social. Dans une société qui demande beaucoup de collaboration entre les sujets, et c’est le cas dans la nôtre, on compte beaucoup plus de droitiers. Cela vient de fait que depuis des milliers d’années, les individus devaient pouvoir se prêter les outils.

« Plus la coopération est essentielle dans une société, plus les gens vont se ranger d’un côté spécifique. Dans nos communautés, la majorité a penché pour la droite, c’est ainsi depuis des millénaires ».

L’hypothèse de la lutte
Jadis, on a avancé l’hypothèse que les gauchers évoluaient en majorité dans des sociétés plus compétitives, où la lutte était essentielle pour la survie. Vu qu’il y a plus de droitiers que de gauchers, le droitier se faisait surprendre par les réflexes inversés des gauchers contre qui il n’avait pas l’habitude de devoir se battre. C’est de là que vient la supposition que les gauchers ont toujours plus de chances de gagner, de se reproduire et d’élever des petits gauchers. Ce n’est pas Rafael Nadal qui dira le contraire.

Mais des études plus récentes remettent en cause la thèse de la lutte, reconnaissant cependant un lien évident entre le nombre de gauchers et la politique de santé d’un pays. La chercheuse néerlandais Sara Schaafsma a comparé à cette fin le pourcentage de gauchers de douze pays et les données publiques liées aux soins de santé.

Les résultats ont démontré que là où les soins de santé sont peu développés, on constate un nombre moindre de gauchers. Plus la santé d’un état est bonne, plus on y compte de gauchers. Mais les recherches sociales n’ont pas encore permis de démontrer la cause de ce lien.

Mystère
Ce que l’on peut établir aujourd’hui, au regard des nombreuses études menées pour comprendre l’inclination à gauche ou à droite, c’est que notre choix est déterminé à 25% par des critères génétiques. Les 75% restants sont déterminés par différents facteurs comme la culture, la société, la santé et l’éducation. Tous jouent un rôle certain, mais à l’heure où la Nasa envoie des sondes dans l’atmosphère du soleil, on n’est toujours pas parvenu à percer le secret des gauchers.

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