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Le quotidien américain avait retenu sa publication dans l’espoir de le voir revenir, mais s’est finalement résolu devant l’évidence : le journaliste saoudien ne réapparaîtra jamais. Dans le dernier article qu’il a écrit, et publié ce jeudi, Jamal Khashoggi fait dresse un amer constat sur l’état de la liberté de la presse dans le monde arabe.

Avec notre correspondante à Washington, Anne Corpet

« Ce dont le monde arabe a le plus besoin, c’est de la liberté d’expression. » Le titre de la dernière tribune de Jamal Khashoggi résonne comme un éloge funèbre, au-dessus de son portrait brossé en noir et blanc. Dans une courte préface, le rédacteur en chef du Washington Post écrit : « J’ai reçu cet article au lendemain de la disparition de Jamal Khashoggi. Nous avons retardé sa publication dans l’espoir qu’il revienne le mettre en page avec nous. Mais je dois l’accepter : cela n’arrivera pas. »

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Jamal Khashoggi conclut avec un dernier appel : « Le monde a besoin d’une plateforme pour les voix arabes. La création d’un forum international indépendant, isolé des gouvernements qui prêchent la haine dans leur propagande, permettrait aux citoyens ordinaires du monde arabe de résoudre les problèmes auxquels ils font face. »

Pour rappel, Jamal Khashoggi, né le à Médine et mort assassiné vers le à Istanbul, est un journaliste saoudien. Initialement proche du pouvoir saoudien, il entre en dissidence à partir de 2017, à la suite de l’avènement de Mohammed Ben Salmane comme prince héritier et dirigeant de fait du pays. Il disparaît lors d’un rendez-vous administratif à l’intérieur du consulat saoudien à Istanbul, et l’Arabie saoudite est accusée par de nombreux médias et analystes turcs et internationaux de l’avoir assassiné.

Source : rfi.fr

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