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La grande finale nationale du concours Miss Sénégal aura lieu le samedi 26 janvier 2019 au Grand-Théâtre. A quelques heures de l’événement, le comité d’organisation est à pied d’œuvre pour la réussite de la manifestation. Mises au vert, les Miss se prélassent dans le somptueux décor du Novotel en attendant les choses sérieuses. Très jeunes, leur tranche d’âge tourne autour de 18, 19 et 20 ans.

Présidente dudit comité, Amina Badiane fait le point. « On est en train de finaliser le programme. On est resté pratiquement pendant plus de quatre ans sans avoir un concours de beauté au Sénégal. Donc là, j’ai pris le courage de reprendre le flambeau en 2016 et ce n’est pas facile parce qu’il y a 14 régions à gérer et c’est un coût de 200 millions. » En possession, d’une « partie » de la somme, elle appelle les sponsors à réagir. « Nous avons besoin carrément d’un appui financier », souligne-t-elle, soutenant qu’un événement de ce genre, « c’est l’image du pays parce qu’il y a des gens qui viennent pour la première fois pour découvrir le Sénégal et comme on dit, le Sénégal est le pays de la ’’Téranga’’… »

Parmi les personnalités attendues, il y a le styliste Ghriba internationale, qui habille Miss France et Miss Univers. Photographe de mode de renommée internationale, Patrick Causse compte bien jouer sa partition. Président du jury de la précédente édition, François Durpaire, historien et présentateur sur France 24 et Tv5 monde, est présent aussi, cette année. Se présentant comme « accompagnateur », il promet des surprises. « Le challenge étant, déclare-t-il, depuis la reprise du concours de monter en gammes chaque année ». Par ailleurs, souligne-t-il : « L’innovation cette année, c’est que les Sénégalais peuvent voter pour leur favorite. Ainsi, contrairement aux éditions précédentes, une part de la note sera attribuée au vote du public. »

L’éducation et le comportement seront également pris en compte. Là, la note sera attribuée par un responsable du comité. Car, détaille Amina Badiane, « le caractère aussi compte parce que c’est important. Après le concours, on va l’accompagner dans ses voyages, ses présences dans les manifestations. D’où le choix d’un Miss qui a reçu une bonne éducation et qui s’exprime bien. C’est important parce qu’elle doit représenter le Sénégal. » C’est là que Pape Faye, artiste et maître de cérémonie entre en action pour la prise en charge de « l’encadrement des filles » pour les « former un peu en expression et les aider à affronter le public. »

Derrière ce qui est vu de l’extérieur, il y a les coulisses, ce qu’on appelle l’envers du décor. C’est le domaine de Victor Gohmsi. A en croire l’assistant de François Durpaire, ce n’est pas une mince affaire. « C’est un univers totalement à part. Un travail d’équipe de longue haleine pour le grand jour de la finale ». Victor, c’est également celui qui se transforme en sapeur-pompier pour « secourir » les malheureuses finalistes. Une anecdote : « Quand je prends l’exemple de la finale de l’année dernière, on avait au niveau du rythme, une tendance qui n’était pas soutenue. Il y avait un état de stress qu’on vivait chez les filles. Un cas que j’ai vécu avec une des filles, je crois que c’était Miss Saint-Louis si je ne me trompe pas, qui avait craqué, je lui ai donné à boire et pris soin d’elle. »

La Première dame, Marième Faye Sall est la marraine de la présente édition dont le thème porte sur l’immigration irrégulière. « En tant qu’émigrée, narre Amina Badiane, j’ai vécu pendant vingt ans en Italie. Je sais que ce n’est pas facile. Le futur, c’est l’Afrique. Je voudrais que la jeunesse reste et croit en elle. Ou bien s’ils doivent partir qu’ils le fassent avec une formation, un contrat et des papiers en règle parce que je trouve très triste les jeunes qui meurent en mer, des femmes et des enfants. Cela ne vaut pas la peine parce qu’il y a des gens qui réussissent ici. »

Par Dié Bâ, photo : Pape.D.Diallo

Source : emedia.sn

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