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Audience générale mercredi au Vatican. De retour d’Amérique centrale, le Pape a souhaité, avec les fidèles présents en Salle Paul VI, rendre grâce pour son voyage au Panama à l’occasion des 34° Journées mondiales de la Jeunesse qui se sont achevées dimanche. Ces JMJ ont été «un don du Seigneur à l’Eglise et au peuple de ce pays». Lors de sa catéchèse, François est revenu sur les temps forts de l’événement.

Marie Duhamel – Cité du Vatican

Pour leur accueil chaleureux, le Pape François remercie encore le président et autres autorités du Panama, les évêques, les volontaires et tous ces gens enthousiastes, à la foi ardente, qui ont accouru de toutes parts. Il se dit frappé par la manière dont les parents portaient leurs enfants, leur orgueil et leur fierté, à bouts de bras quand passait la papamobile. Quelle dignité dans ce geste, et quel message pour l’Europe en plein hiver démographique. Au Panama, le Pape a souligné combien la présence joyeuse des jeunes a su contaminer même les rencontres les plus formelles, avec les autorités, ou les plus recueillies, avec les mineurs détenus. Ce fut «une fête» pour la jeunesse, pour le pays et pour toute l’Amérique centrale «frappée par tant de drames et qui a besoin d’espérance, de paix et de justice».

Le Pape s’est félicité du «beau geste» que ces rencontres en amont des JMJ entre les jeunes autochtones et afro-américains. «Une initiative importante qui manifeste particulièrement bien le visage multiforme de l’Église en Amérique latine». Le Pape se réjouit de la grande symphonie de langues et de visages qui suivit à l’arrivée des jeunes du monde entier.

À contre-courant des nationalismes

«Voir tous les drapeaux défiler ensemble, danser dans les mains de jeunes heureux de se rencontrer est un signe prophétique, un signe à contre-courant par rapport à la triste tendance actuelle des nationalismes conflictuels qui érigent des murs et se ferment à l’universalité, à la rencontre avec les peuples. C’est un signe que les jeunes chrétiens sont dans le monde levain de paix».

Le thème de ces JMJ était la réponse que la Vierge Marie fit à l’Ange : «Qu’il me soit fait selon ta parole». De fait, affirme François, tant que se lèveront de nouvelles générations capables de répondre à Dieu : «me voici», le monde aura un avenir.

Parmi les étapes incontournables des JMJ, il y a le Chemin de Croix. Marcher avec la Vierge derrière Jésus qui porte la croix est «une école de la vie chrétienne : là on apprend l’amour patient, silencieux et concret». Un temps cher au Pape François, confie-t-il. En Amérique centrale, beaucoup de jeunes vivent dans des conditions difficiles, «victimes de toutes sortes de servitudes et de pauvretés» et, à cet égard, le Chemin de croix et la liturgie pénitentielle, célébrée dans une maison de rééducation pour mineurs, ont été très significatifs, explique-t-il.

Les jeunes ne sont pas l’avenir, mais l’aujourd’hui de l’Église

Autres temps forts de ces JMJ : la veillée et la messe du lendemain matin. Pendant la veillée, le Pape a voulu proposer aux jeunes la Vierge Marie «comme celle qui, dans sa petitesse, a le plus influencé l’histoire du monde». Elle est «l’influenceuse de Dieu». Lors de la Messe, le Pape a taché de leur faire comprendre que le Christ ressuscité, avec la force de l’Esprit Saint les invitent à vivre l’Evangile aujourd’hui, car «ils sont l’aujourd’hui de l’Eglise et du monde». Le Pape assure avoir fait appel à la responsabilité des adultes, pour que ne manquent pas aux nouvelles générations l’instruction, le travail, la communauté et la famille.

François a évoqué la rencontre avec les évêques d’Amérique centrale, «un moment spécial de consolation». Ensemble, ils se sont laissés pétrir par le témoignage de Saint Oscar Romero pour «sentir avec l’Église».   

Enfin, il est revenu sur «un signe de beauté retrouvée, à la Gloire de Dieu pour la foi et la fête de son peuple», à savoir la consécration de l’autel de la cathédrale Santa Maria La Antigua, qui fut fermée pendant sept ans.

«Puisse la famille de l’Église au Panama et dans le monde, obtenir toujours de l’Esprit Saint une nouvelle fécondité  pour que le pèlerinage des jeunes disciples missionnaires du Christ se poursuive et se propage sur la terre», a conclu le Saint-Père.

Hommage à Don Bosco

A l’issue de la catéchèse, François a salué les pèlerins de différentes langues et nations, notamment ceux du diocèse de Versailles, en France. En Italien, il a également salué la figure de saint Jean Bosco dont la mémoire sera célébré demain. «Père et maître des jeunes», Don Bosco a su faire sentir à chaque jeune qu’il rencontrait «l’étreinte de Dieu», leur offrant ainsi «de l’espérance, une maison, un avenir». Le Pape espère que son témoignage aide à comprendre combien il est important d’éduquer les jeunes générations aux authentiques valeurs humaines et spirituelles.  

Sourc : vaticannews.va

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