PARTAGER
Ruling party presidential candidate and former Defense Minister Mohamed Ould El Ghazouani casts his ballot in Nouakchott, Mauritania, Saturday June 22, 2019. Mauritanians are choosing between outgoing President Mohamed Ould Abdel Aziz's heir apparent and five opposition candidates who believe the front-runner would represent a continuation of his rule in this West African country battling Islamic extremism. (AP Photo/Elhady Ould Mohamedou)/XJD101/19173520318262/1906221637
Candidat du parti au pouvoir, Mohamed Ould Ghazouani a recueilli 52 % des votes dès le premier tour, selon la commission électorale. Les quatre candidats d’opposition contestent ces résultats, qui doivent encore être validés par le Conseil constitutionnel. Ils annoncent qu’ils vont utiliser tous les recours légaux.

C’est un  scrutin hautement symbolique pour la Mauritanie et les Mauritaniens ont voté en masse samedi (avec un taux de participation estimé à 62 %). Il doit en effet marquer la première transition entre deux présidents élus dans ce vaste pays du Sahel secoué par de nombreux coups d’Etat entre 1978 et 2008, année du putsch qui a porté Mohamed Ould Abdel Aziz au pouvoir, avant son élection en 2009.

Les résultats de ce scrutin, annoncés par la commission électorale, sont cependant d’ores et déjà contestés par les candidats de l’opposition. Selon les résultats définitifs, qui doivent encore être validés par le Conseil constitutionnel, l’ancien ministre de la Défense et candidat du pouvoir, Mohamed Cheikh El-Ghazouani, l’emporte avec 52 % des voix dès le premier tour.

Il distance largement les quatre opposants qui étaient en lice : le militant antiesclavagiste Biram Ould Dah Ould Abeid (18,58 %), l’ex-Premier ministre Sidi Mohamed Ould Boubacar (17,87 %), le journaliste Baba Hamidou Kane (8,71 %) et le professeur d’université Mohamed Ould Moloud (2,44 %).

« Un nouveau coup d’Etat »

Ces derniers sont désormais vent debout contre l’ancien ministre de la Défense, qui n’avait rien trouvé de mieux que d’annoncer sa victoire dès samedi soir. Qualifiant cette annonce précoce de « nouveau coup d’Etat » de la part d’anciens généraux, les candidats de l’opposition exigent désormais que la Commission publie les résultats « bureau par bureau ». Ce qui leur permettrait de les comparer avec leurs propres relevés. Et, estiment-ils aussi, d’envisager un second tour le 6 juillet.

« Nous considérons qu’ils n’expriment nullement la volonté du peuple mauritanien », a déclaré Sidi Mohamed Ould Boubacar lors d’une conférence de presse conjointe des quatre opposants. Biram Ould Dah Ould Abeid, lui, a appelé ses concitoyens à « résister dans les limites de la loi à ce énième coup d’Etat contre la volonté du peuple ». Alors qu’ils ont appelé à des manifestations ce lundi après-midi et que des incidents ont éclaté dès dimanche soir dans le nord-ouest du pays, les quatre candidats de l’opposition étaient convoqués par le ministre de l’Intérieur, qui leur a demandé d’appeler au calme.

Source : lesechos.fr

Laisser un commentaire