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Le Liban célèbre vendredi 22 novembre son indépendance sous le signe du mouvement populaire, qui dure depuis le 17 octobre. Une forte mobilisation est attendue, avec des rassemblements prévus dans l’ensemble du pays. De leur côté, les autorités ont préféré annuler le traditionnel défilé militaire, se limitant à une cérémonie symbolique dans une caserne.

Avec notre correspondant à Beyrouth,Paul Khalifeh

En raison des circonstances exceptionnelles que traverse le Liban depuis plus d’un mois, les autorités ont annulé le traditionnel défilé militaire organisé tous les ans dans le centre-ville de Beyrouth, occupé depuis le 17 octobre par les manifestants. Les responsables politiques ont alors assisté ce jeudi matin, à un défilé militaire symbolique dans une caserne de la banlieue Est de Beyrouth.

Le mouvement de contestation, lui, a appelé les Libanais à venir nombreux manifester dans un « défilé civil ». Cet événement illustre parfaitement la situation du Liban : un pouvoir politique contraint d’organiser discrètement un modeste défilé militaire, dans une caserne, et des manifestants qui investissent les places publiques.

Seuls ou en groupes, des centaines de personnes affluent depuis ce vendredi matin vers le centre-ville de Beyrouth. Pour célébrer l’indépendance, des événements sont prévus par les contestataires dans tout le Liban, en plus des rassemblements quotidiens qui se tiennent dans les grandes villes.

L’un des points fort sera la « marche des expatriés ». Plusieurs centaines de Libanaises et de Libanais installés à l’étranger se sont donnés rendez-vous, ce vendredi, à Beyrouth. Ils partiront dans un convoi de bus de l’aéroport vers le centre-ville pour se joindre, en fin d’après-midi aux manifestants déjà sur place.

À la veille de cette célébration, jeudi 21 novembre au soir, le président de la République Michel Aoun s’était adressé aux Libanais, en s’engageant une nouvelle fois à lutter contre la corruption et en appelant les manifestants à rejeter le discours de la haine et les accusations infondées.

Source : RFI

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