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«Les populations des villages du Sandock (Ndiaganio) ont manifesté, hier, pour dire non à l’accaparement de leurs terres. Elles accusent Babacar Ngom de la Sedima et l’homme d’affaires Pape Maël Fall de vouloir leur arracher respectivement 80 et 15 hectares sans leur aval. Venues des villages de Sessene, Sanghaye, Diarao, Soussoung…, elles se sont rendues sur le site avant d’être déguerpies par les gendarmes. Six personnes ont été appréhendées par la suite, mais les populations jurent tous les saints que Babacar Ngom et Pape Maël Fall passeront sur leurs cadavres pour arriver à leurs fins. Dire que c’est le patron du Club des investisseurs du Sénégal (Cis) qui agit de la sorte…», lit-on dans la livraison du quotidien Libération de ce samedi.
Macky Sall alertait, le 1 octobre dernier, lors de l’ouverture du 31ème Congrès des notaires d’Afrique, au Centre international de conférence Abdou Diouf (Cicad) de Diamniadio, sur la récurrence des litiges fonciers au Sénégal. «Le statut juridique hybride, marqué par la coexistence de terres immatriculées et une grande majorité de terres non-immatriculées, pose problème. Je peux même dire qu’au Sénégal, l’essentiel des alertes que je reçois au quotidien, pour les risques de conflit, viennent à plus de 90% du foncier», martelait le chef de l’État. Mieux, il proposait «de tenir compte du potentiel économique des terres non-immatriculées afin d’envisager un nouveau droit d’usage auquel pourrait être attaché le droit réel sécurisé».

Source : Seneweb

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