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Senegal. Dakar. 01/2017. Orchestra Baobab. au Yaatouna.

Les musiciens de l’Orchestra Baobab ont été « malmenés » à Farafenni par des policiers gambiens a indiqué un communiqué reçu par le quotidien Enquête. Ils ont tenu à dénoncer les « mesures discriminatoires » et les « fausses accusations » à leur endroit par les agents racketteurs, membres de la police gambienne auprès de l’Ambassade de la Gambie au Sénégal.

« Le 5 janvier 2020, nous arrivons aux environs de midi à la frontière, précisément à Farafenni. Les policiers gambiens, pour procéder à un contrôle, se sont signalés comme la brigade de répression narcotique » ont raconté les musiciens. Et de poursuivre: « Ils nous ont fait descendre de notre véhicule pour fouiller nos bagages. Chose bien normale, puisque des contrôles sont faits à toutes les frontières ».

Selon Thierno Koité, administrateur du groupe, leur contrôle a été incorrect et malhonnête. « A notre grande surprise, ils ont simulé avoir trouvé des grains de chanvre indien et un petit cornet dans la boîte à gants » a révélé M. Koité avant d’indiquer qu’aucun des musiciens « ne fume de la cigarette, à plus forte raison du chanvre indien ».

Très peiné, écrit le journal, l’administrateur poursuit son récit. « Ils ont tout de suite accusé notre chauffeur d’être le coupable et réclamé la somme de 400 000 fcfa afin de le libérer sinon il serait condamné. Le chauffeur a nié les faits » dit-il. Devant l’intransigeance des racketteurs, les membres de l’Orchestra baobab ont entamé des médiations qui ont poussé leurs bourreaux à revoir le montant à la baisse. « Ils ont exigé 200 000 Fcfa » lit-on sur la correspondance.

Impuissants face à cette situation difficile  » on a pu leurs donner 160 000 Fcfa et le chauffeur a été libéré ».

« Extrêmement affectés par cet événement » les musiciens ont invité l’ambassadeur à intervenir pour que « ce genre de situation ne se répète plus vu que le Sénégal et la Gambie sont un peuple frère et uni ».

Enqête

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