Le cardinal Czerny dénonce l’aggravation de la traite humaine durant le confinement

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Des hommes, des femmes et des enfants sont encore victimes du travail forcé, de la prostitution, du trafic d’organes. Ces crimes n’ont pas cessé avec la pandémie et doivent être combattus à tous les niveaux de la société. Le cardinal canadien, sous-secrétaire du Dicastère pour le Service du Développement humain intégral, alerte sur l’urgence de remettre en question les comportements sociaux qui alimentent la « demande » d’exploitation.

L’Organisation internationale du travail (OIT) rapporte que 21 millions de personnes sont victimes du travail forcé, souvent aussi lié à l’exploitation sexuelle. À ce fléau s’ajoute le phénomène dramatique du trafic d’organes, qui échappe aux estimations, mais reste un fait indéniable, frappant notamment les migrants, parfois acculés à vendre une partie de leur corps pour espérer survivre économiquement, quitte à mettre leur santé en danger.

Interrogé par Vatican News, le cardinal Michael Czerny, sous-secrétaire de la section « Migrants et réfugiés » au sein du Dicastère pour le Service du Développement humain intégral, explique que la première réponse est le soutien au réseau Talitha Kum. «Nous faisons ce que nous pouvons parce que dans tant de pays du monde les sœurs répondent vraiment au nom de l’Église et au nom du Christ. Il est très important de reconnaître ce travail, car ils ne parlent pas, mais agissent», reconnaît-il.

Elles ont continué à œuvrer pendant la pandémie, durant laquelle «il y a eu une terrible augmentation de la traite, et cela doit nous choquer», s’attriste le cardinal. «Cela indique que les racines du problème se trouvent dans les foyers, dans le cœur des gens, des citoyens, des frères et des sœurs qui nous entourent. Ce lien entre la traite et la vie apparemment normale de personnes apparemment normales est un grand scandale qui doit nous faire réfléchir, demander pardon à Dieu, chercher la conversion nécessaire pour réduire et éliminer la demande qui est le moteur de la traite», martèle-t-il.

Alors que la traite est traditionnellement associée à des mouvements, notamment migratoires, «c’est un terrible paradoxe que quand il était impossible de bouger, la traite a augmenté… Cela montre la grande flexibilité des responsables de la traite, qui ont augmenté leur business», souligne le jésuite canadien, qui relève aussi la responsabilité de chacun dans le développement de ces phénomènes, dont la perpétuation ne dépend pas seulement des grands décideurs politiques ou économiques. «Il faut arrêter d’avoir les yeux fermés et les oreilles fermées, et chacun doit se demander: « Comment mes choix contribuent à développer cette entreprise, la plus riche du monde? »», explique-t-il.

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