Pape François : « Que dans les familles grandissent l’amour, le respect et la liberté »

  • 7 Mois depuis
  • 0

 

Lors de la messe à Sainte-Marthe, le Pape François a prié pour les familles, rappelant que ce vendredi a lieu la journée internationale que l’ONU leur dédie. Dans son homélie, il a souligné que la foi en Jésus mène à la joie et à la liberté alors que la rigidité cause des tourments.

François a présidé la messe en la Maison Sainte-Marthe en ce vendredi de la cinquième semaine de Pâques. Dans l’introduction il a adressé ses pensées aux familles : «Aujourd’hui a lieu la Journée mondiale de la famille : prions pour les familles, pour que grandissent en elles l’Esprit du Seigneur, l’esprit d’amour, de respect, de liberté.»

Dans son homélie, le Pape a commenté le passage des Actes des Apôtres (Ac 15, 22-31) dans lequel Paul et Barnabé sont envoyés aux païens convertis d’Antioche, choqués et bouleversés par les discours de certains venus à eux sans aucun mandat. Les Apôtres apportent une lettre qui encourage et apaise la communauté de ces nouveaux convertis, leur expliquant qu’ils ne sont pas obligés de circoncire selon la loi mosaïque, comme l’exigeaient certains pharisiens devenus chrétiens.

«Dans le livre des Actes des Apôtres – a dit le Pape – nous voyons que dans l’Église, au début, il y a eu des temps de paix», mais «il y a eu aussi des temps de persécution» et des «temps de bouleversement». Et c’est le sujet de la première lecture d’aujourd’hui : une époque de bouleversements. Il se trouve que les chrétiens issus du paganisme «avaient cru en Jésus-Christ et reçu le baptême, et étaient heureux : ils avaient reçu le Saint-Esprit. Du paganisme au christianisme, sans aucune étape intermédiaire».

Mais il y avait des chrétiens «judaïsants» qui «soutenaient que cela ne pouvait pas se faire. Si l’on était païen, il fallait d’abord devenir juif, un bon juif, puis devenir chrétien». Et les chrétiens convertis du paganisme n’ont pas compris cela : «Mais comment, nous sommes des chrétiens de seconde zone ? On ne peut pas passer directement du paganisme au christianisme ?». Ils se demandaient si la résurrection du Christ avait ou non amené l’ancienne loi à une plus grande plénitude. Ils étaient troublés et il y avait beaucoup de discussions entre eux.

Les «judaïsants» ont soutenu leur thèse «avec des arguments pastoraux, des arguments théologiques, voire certains arguments moraux» et «cela a remis en question la liberté de l’Esprit Saint, voire la gratuité de la Résurrection et de la grâce du Christ. Ils étaient méthodiques. Et aussi rigides». Jésus avait déjà reproché à ces docteurs de la Loi de rendre les prosélytes pires qu’eux. «Ces gens qui étaient idéologiques», plus que dogmatiques, avaient «réduit la Loi, le dogme à une idéologie», à «une religion de prescriptions, et avec cela ils ont enlevé la liberté de l’Esprit. Et leurs disciples étaient des « gens rigides », qui ne connaissaient pas la joie de l’Évangile. La perfection de la route pour suivre Jésus était la rigidité» selon eux. «Ces médecins ont manipulé les consciences des fidèles, ils les ont rendus rigides ou ils sont partis».

Le Pape le répète : «La rigidité n’est pas du bon Esprit, car elle remet en cause la gratuité de la rédemption, la gratuité de la Résurrection du Christ» et «au cours de l’histoire de l’Église, cela s’est répété. Pensons aux « Pélagiens », aux fameux rigides. Et même à notre époque, nous avons vu des organisations apostoliques qui semblaient vraiment bien organisées, qui fonctionnaient bien … mais toutes rigides, toutes égales les unes aux autres, et puis nous avons appris la corruption qui régnait à l’intérieur, même chez les fondateurs».

«Là où il y a de la rigidité, il n’y a pas l’Esprit de Dieu, car l’Esprit de Dieu est la liberté». Et ces gens ont enlevé «la liberté de l’Esprit de Dieu et la gratuité de la rédemption». Mais «la justification est gratuite. La mort et la résurrection du Christ sont gratuites. On ne paie pas, on n’achète pas : c’est un cadeau».

«Les apôtres se sont réunis en concile et, à la fin, ils ont écrit une lettre qui commençait ainsi : “Il a semblé bon, en effet, à l’Esprit Saint et à nous de ne pas vous imposer d’autres obligations”, et ils ont mis ces obligations plus morales et de bon sens : ne pas confondre le christianisme avec le paganisme» et «à la fin, lorsque ces chrétiens troublés, réunis en assemblée, ont reçu la lettre», ils «se sont réjouis de l’encouragement qu’elle donnait. De la colère à la joie. L’esprit de rigidité vous amène toujours à vous demander : “Mais est-ce que j’ai bien fait ça ? Ne l’ai-je pas bien fait ?” Le scrupule. Au contraire, l’esprit de liberté évangélique vous conduit à la joie, car c’est précisément ce que Jésus a fait avec sa Résurrection : la joie. La relation avec Dieu, la relation avec Jésus ne vous amène pas à dire : “je fais ceci et vous me donnez cela”, une “relation commerciale” : non ! Elle est libre, tout comme la relation de Jésus avec les disciples est libre : “Vous êtes mes amis. Je ne vous appelle pas des serviteurs, je vous appelle des amis. ce n’est pas vous qui m’avez choisis, c’est moi qui vous ai choisis” : c’est la gratuité».

«Demandons au Seigneur de nous aider à discerner les fruits de la gratuité évangélique des fruits de la rigidité non-évangélique, et de nous libérer de toute perturbation de ceux qui mettent la foi, la vie de la foi sous le sceau des prescriptions casuistiques, des prescriptions qui n’ont aucun sens. Je fais référence à ces prescriptions qui n’ont aucun sens, pas aux Commandements. Qu’Il nous libère de cet esprit de rigidité qui vous prive de votre liberté».

 

Après la communion, le Pape François a invité les fidèles ne pouvant communier à réciter l’acte de communion spirituelle suivant:

«À tes pieds, mon Jésus, je me prosterne et t’offre la repentance de mon coeur contrit qui s’abîme dans son néant et dans ta sainte présence. Je t’adore dans le sacrement de ton amour, l’ineffable Eucharistie. Je désire te recevoir dans la pauvre demeure que t’offre mon coeur ; dans l’attente du bonheur de la communion sacramentelle je veux te posséder en esprit. Viens à moi, mon Jésus, et que je vienne chez Toi. Que ton amour puisse enflammer tout mon être par la vie et par la mort. Je crois en Toi, j’espère en Toi, je t’aime. Ainsi soit-il.»

 

Il y a ensuite eu un temps d’adoration du Saint-Sacrement, suivi de la bénédiction eucharistique.

Avant que le Saint-Père ne quitte la chapelle, dédiée à l’Esprit-Saint, l’antienne mariale du temps pascal Regina Cœli a été entonnée:

Regína caeli laetáre, allelúia. 

Quia quem merúisti portáre, allelúia.

Resurréxit, sicut dixit, allelúia.

Ora pro nobis Deum, allelúia.

Vatican news

  • facebook
  • googleplus
  • twitter
  • linkedin
  • linkedin
  • linkedin

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

© 2019 Copyright Radio Espérance FM 95.2

× Comment puis-je vous aider ?