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4e vague ?: La réponde du ministre Assane Diop

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Assane Diop, Conseiller auprès du président le République et Président du Conseil départemental de Koungheul, était l’invité du Grand Oral de ce samedi 4 septembre 2021. Sur le plateau de Rewmi Fm, l’ancien ministre de la Santé et de l’Action sociale et du Travail est revenu sur la 3e vague de la Covid 19, la hausse des prix des denrées et les élections locales. Entretien !
Vous étiez ministre de la Santé sous le régime socialiste ; le monde vit une pandémie, avec une troisième vague assez sévère. Pourquoi, à votre avis, le Sénégal a été si durement atteint ?
Je crois qu’il faut d’abord souligner que le gouvernement du Sénégal a bien réagi dès le début de la pandémie. Au début, comme nous le savons tous, dans beaucoup de pays, c’était l’attentisme, alors qu’au Sénégal, on a très vite compris, en mettant toute une série de stratégies en place, notamment au niveau communautaire, pour freiner l’avancée de la pandémie. Donc nous avons bien réagi et les habitudes ont commencé à se dessiner sur le port du masque, le respect de la distanciation. Il y a un relâchement qui nous a valu cette troisième vague sévère. N’oublions pas qu’il y a des gens qui n’y croyaient pas, peut-être même qui n’y croient pas encore. Il y a toute une attitude de défiance par rapport à la pandémie de la part de certains qui ont eu un relâchement d’ensemble. Cela se paie très sévèrement en matière d’épidémie et je crois essentiellement, que c’est dû à ce relâchement de la population.
Après une période très sombre, on observe une tendance baissière. A quoi est-elle due ?
Pour la tendance baissière, je crois que c’est qu’il y a une adhésion très importante à la campagne de vaccination. C’est très important et du fait de la campagne de vaccination, il y a un troisième réflexe, c’est-à-dire de faire savoir que c’est dangereux. Et cette combinaison a fait que la tendance est devenue baissière. Et les gens, après le doute, après avoir baissé les bras, se sont rendus compte, avec cette campagne forte de vaccination, que la chose était devenue sérieuse. Que les gens ont massivement répondu à la vaccination, il fallait continuer le respect des mesures barrières.
Pensez-que la sensibilisation a porté ses fruits ?
Le Sénégal a une expérience en matière de gestion d’épidémie. Nous avons également développé toute une série de stratégies de prévention, cela aussi c’est reconnu et tout cela fait qu’on a cette baisse. Il faut insister, encore insister sur la prévention parce qu’en matière d’épidémie, ce n’est jamais gagné d’avance. Il y a toujours des risques de retour, donc il faut insister sur la prévention encore et encore.
Est-ce à dire qu’on peut s’attendre à une quatrième vague ?
Ça je ne saurais le dire. Je ne suis pas un spécialiste en épidémiologie. Je sais qu’il faut faire très attention face à la Covid-19 qui est tout à fait nouvelle dans le monde, mal maîtrisée. Et personne ne peut vous dire ce que demain sera. Les plus grands spécialistes en la matière ne peuvent le dire. Ce qu’il y a à faire aujourd’hui, c’est ne pas baisser la garde, continuer la prévention et respecter les mesures barrières.
Vous étiez ministre de la Santé. Comment auriez-vous réagi ?
Quand il y a des difficultés dans un pays, c’est tout un honneur de pouvoir faire quelque chose. Je me serais battu. Chacun serait heureux de se battre pour son pays, surtout quand on a une petite expérience de la gestion de ces choses. Si j’étais là, je me donnerai à fond et comme est en train de le faire le ministre Abdoulaye Diouf Sarr qui est en train de se donner à fond.
Comment comprenez-vous cette polémique sur le vaccin anti-Covid?
Ce n’est pas Sénégalais encore une fois, dans notre pays, on pense toujours que nous sommes seuls à être dans une situation. Cette histoire du vaccin est le débat dans tous les pays, les habitudes, les défiances, les acceptations, les refus, l’engagement. Ce qui se passe au Sénégal se passe dans tous les autres pays du monde, y compris les plus développés et ceux qui ont produit les vaccins. Ce n’est pas le Sénégal qui va faire cette différence sur ce plan-là.
L’Afrique a connu des pandémies avant celle de la Covid. Mais elle ne semble pas avoir retenu les leçons. Quels sont les enseignements à en tirer ?
Il y a beaucoup de choses à voir, notamment notre attitude, nos manières de vivre, notre environnement. On nous parle des règles d’hygiène élémentaires qui auraient dû être le quotidien de notre vie. Ce sont des habitudes à avoir et ensuite nous avons mis un peu de temps à accepter le vaccin. Heureusement on s’est rattrapé très vite. Je trouve qu’il faut faire beaucoup de recherches et surtout utiliser les résultats de ces recherches.
Le plateau médical aussi demeure une problématique pour nos États…
Il faut reconnaître qu’il y a des efforts énormes qui sont en train d’être faits pour construire des hôpitaux, des centres de santé. Là où il faut mettre plus l’accent, c’est au niveau de la multiplication des postes de santé dans certaines zones pour respecter les normes en la matière. En matière de plateaux, on fait des efforts, mais il faut aussi continuer la réhabilitation de certains grands hôpitaux. Sur ce plan-là, il ne faut pas se voiler la face, il y a des efforts à faire.
Que pensez-vous des inondations ?
Il faut d’abord regarder notre environnement pour comprendre le pourquoi de certaines choses. Aujourd’hui, dans l’habitat, au niveau de certains quartiers de Dakar. Il y a également problème en dehors de Dakar. Il y a une mauvaise habitation, c’est le fait d’avoir autorisé de construire là où il ne fallait pas. On n’a pas respecté la planification où l’eau doit passer. Dans certains quartiers, l’évacuation n’a pas été surveillée, ce qui fait qu’avec les grandes pluies, l’eau, à défaut de trouver son chemin naturel, va dans les maisons, les quartiers. Je suis de Koungheul et qui a un bassin versant avec une partie qui penche vers quelques communes et traverse la route pour aller dans un marigot en dehors de la ville. Imaginez que cette eau reste bloquée, ce serait la catastrophe ! Il faut faire attention et l’exemple de Dakar est à craindre.
Pour soutenir le pouvoir d’achat des Sénégalais, le gouvernement a pris beaucoup de mesures, dont la suspension de certaines taxes. Quel regard portez-vous sur ces mesures?
La question des produits importés c’est toujours comme ça. Il faut que ça touche au niveau international pour qu’au niveau national, tout le monde attrape la grippe (rire !!!). Donc surveiller les prix au niveau international et voir l’impact au niveau national, c’est ce que fait le gouvernement. Comme vous l’avez souligné, le président de la République va soulever des mesures immédiates pour faire de sorte que des subventions et la levée de certaines taxes puissent atténuer la cherté de la vie. N’oublions pas non plus que même si ça n’est pas suffisant et d’ailleurs ça ne sera jamais suffisant, le pouvoir d’achat a quelque peu été augmenté. Ainsi, il faut retenir que le gouvernement a réagi et a bien réagi. Et cela nous amène à mettre en place une politique de production nationale pour ne pas subir la durée de ces questions (Denrées de premières nécessité). Je pense qu’on doit produire notre sucre, je ne vois pas pourquoi on ne le produirait pas. On a la possibilité de le faire et l’environnement s’y prête dans certaines régions et départements, donc, investissons pour sa production. Il faut être autonome dans certaines productions.
Du 100% consommer local ?
(Il coupe) Mais oui !!! On fait des merveilles avec le maïs. Donc il faut changer légèrement nos habitudes alimentaires. Il faut une bonne campagne de sensibilisation, pour montrer à la population qu’il faut consommer local, c’est moins cher, c’est mieux.
« Yewi askan wi », une nouvelle coalition de l’opposition a été lancée. Est-ce que vous avez des craintes pour la majorité ?
Vous avez parlé d’élections locales et non de la Présidentielle. La réalité du terrain va beaucoup jouer. Ce ne sont pas les états-majors seulement qui vont faire la différence, c’est également au niveau local que ça va se passer. Je respecte ce qu’ils ont fait comme coalition, c’est normal ce sont des options et stratégies politiques.
Vous êtes le Président du Conseil départemental de Koungheul, comptez-vous candidater pour ces prochaines élections ?
Je suis respectueux des décisions du président de la République et je m’y conformerai.
Qu’est-ce que vous pensez faire demain au-delà de ce régime. Avez-vous d’autres ambitions politiques ?
Mon ambition politique, c’est de gagner les élections locales, législatives pour le calendrier 2022. Je ne m’inscris pas dans une dynamique de militant à la recherche d’une responsabilité politique. Je crois avoir fait ce que je devais en matière de politique, donc je continuerai à travailler à la consolidation, à la massification de ma formation politique et surtout le traduire sur le terrain du développement car c’est ce qui détermine la politique.
DJANGA DIA/ ASTOU MALL
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