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Agriculture : Samba Ndiobène Kâ DG de la SAED « Depuis 2012, le Sénégal a enregistré des performances jamais égalées dans l’histoire de la riziculture irriguée dans la vallée »

  • 3 Années depuis
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  1. M. le Directeur Général, pouvez-vous nous rappeler les dispositions prises par l’Etat depuis le 25 mars 2012 pour améliorer de manière significative la production du riz paddy dans la vallée ?


Il est clair que des pas importants avaient été déjà franchis dans la Vallée. En effet, depuis sa création en 1965, la SAED (Société Nationale d’Aménagement et d’Exploitation des Terres du Delta du fleuve Sénégal) 
s’emploie à créer les conditions d’une exploitation optimale du potentiel de terres irrigables de la vallée. 

Avec l’avènement de Son Excellence Monsieur le Président de la République Macky SALL, les actions mises en œuvre au niveau de la Vallée du fleuve en termes d’investissements et d’accompagnement ont permis une augmentation de la production de riz paddy de 40%.

Ces performances jamais égalées dans l’histoire de la riziculture irriguée dans la vallée du fleuve Sénégal sont la résultante d’une volonté politique d’un homme (le Président de la République) dont la vision pour le Sénégal est clairement affichée dans le Plan Sénégal Emergent, cadre de référence en matière de politique économique et sociale au Sénégal.
Pour revenir à votre interpellation, je dirais que dans la vallée du fleuve Sénégal, sur la période 2012-2017, les actions de l’Etat en faveur de l’Agriculture irriguée, à travers la SAED, ont porté sur :

  • L’augmentation de la base productive par l’aménagement, la réhabilitation et la réfection de périmètres irrigués ;
  • Le renforcement du parc de matériel agricole et d’irrigation à travers l’acquisition et la mise à la disposition auprès des producteurs de la vallée  des tracteurs de grandes puissances, des moissonneuses-batteuses, des batteuses à riz et des groupes motopompes ;
  • La construction de plusieurs magasins de stockage ;
  • La fourniture et l’installation de stations de pompage ;
  • L’épongement des dettes à hauteur de 13,5 milliards Fcfa, dont 11,5 milliards Fcfa pour les producteurs de  la Vallée ;
  • La mise en place d’un fonds de commercialisation de 5 Milliards FCFA  logé à la Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal (CNCAS).
  1. Pouvons-nous avoir une idée des efforts déployés par l’Etat pour augmenter les aménagements hydro agricoles dans la vallée, et aider les organisations paysannes à mettre davantage en valeur de grandes superficies rizicoles ?

Je vous rappelle que la période 2015 à 2017 a coïncidé avec l’exécution de notre onzième lettre de mission où nous avons pu effectuer  d’énormes progrès significatifs dans la réalisation d’aménagements hydro agricoles
Pour les aménagements et infrastructures hydro-agricoles :

  • Sur un objectif de 31 248 ha, le taux de réalisation est de 65%, correspondant à une superficie de 20 280 ha, dont 11 185 ha de nouvelles créations, ce qui porte la superficie totale aménagée dans la Vallée à 136 347 ha en fin d’année 2017, compte non tenu des périmètres privés réalisés sur fonds propres et aujourd’hui dégradés et devenus inexploitables dont nous avons engagé le recensement, en vue de les extraire ;
  • Le matériel d’irrigation (Groupes Motopompes) a été renforcé de plus de 1000 unités ;
  • Une contribution significative a été apportée au désenclavement des zones de production, grâce à la réalisation et  la réhabilitation de pistes dans le cadre des projets et programmes ;

Pour la maintenance des infrastructures hydro-agricoles :

  • Le faucardage et le curage de 348 km d’adducteurs et émissaires de drainage (sur des prévisions de 352, soit un taux de 98%) a permis, annuellement, de renforcer les conditions de mise en valeur des périmètres irrigués le long de ces axes ;
  • Une superficie de 4282 ha de périmètres irrigués a été entretenue dans le cadre du FOMPI ;
  • Le programme spécial de réfection de Périmètres Irrigués Villageois  dans le cadre du PRACAS a touché une superficie totale de 10 706 ha.

Pour la sécurisation de la production, la capacité de stockage du riz paddy a été renforcée de plus de 16 000 tonnes, à travers la construction de 36 nouveaux magasins de stockage dans le cadre du PRACAS, en plus de ceux construits avec l’appui de la coopération espagnole et par le projet Bey Dundé.

Face à ces efforts colossaux déployés par l’Etat, le secteur privé a investi dans le secteur de la transformation par l’installation de rizeries modernes de très grandes capacités, dans la prestation de services mécanisés et par l’effet d’entrainement, le développement exponentiel d’activités économiques connexes, créatrices d’emplois pour les jeunes et les femmes. Cette attitude de nos opérateurs économiques conforte la citation du Président de la République qui disait que : « Si tout le monde s’y met, d’ici très peu, nous allons changer radicalement le visage du pays ». Aujourd’hui la capacité de transformation est estimée à 359 tonnes de riz paddy par heure.

  1. Pouvez-vous revenir sur la vision prospective du président Macky Sall en matière de développement agricole et les objectifs de mise valeur et de production agricole dans votre douzième lettre de mission?

Je pense très honnêtement que tous les sénégalais ont compris que le Chef de l’Etat, Macky SALL,  place  l’agriculture au cœur de ses priorités.  La vision prospective du Président, de mettre l´Agriculture au centre du Plan Sénégal émergent (PSE), unique cadre de référence en matière de politique économique et sociale, est bien appréciée par la population sénégalaise et les partenaires au développement.

L’Etat nous a confié une mission générale de promotion du développement de l’agriculture irriguée en rive gauche du fleuve Sénégal et de la Falémé à travers deux fonctions : une fonction de Maîtrise d’Ouvrage Déléguée de l’Etat pour les investissements publics en matière d’aménagement et d’infrastructures hydroagricoles et une fonction de Conseil, d’Appui et d’Opérateur auprès des différentes catégories socioprofessionnelles et des collectivités territoriales concernées, directement ou indirectement, par l’agriculture irriguée. Mais aussi l’Etat nous a assigné des objectifs de mise en valeur et de production agricoles. Ainsi, sur la période 2018-2022, nous devons travailler pour une augmentation significative de la production pour les principales spéculations, en particulier  le riz, la tomate et l’oignon.

Il est ainsi attendu, à travers la réalisation des activités prévues, d’accroitre les superficies mises en valeur, les productions, ainsi que le chiffre d’affaires global généré.

  • Pour le riz, l’objectif est de passer d’une production de l’ordre de 455 000 tonnes en 2017 à  près de 875 000 tonnes de paddy en 2020, soit près de 590 000 tonnes de riz blanc, correspondant à environ 55% des besoins nationaux actuels. Cette production engendrerait un chiffre d’affaires global qui devrait passer de 57 Milliards en 2017 à  plus de 109 Milliards FCFA en 2020. Ceci, combiné aux initiatives en cours dans les zones rizicoles pluviales, participera considérablement à l’atteinte des objectifs d’autosuffisance en riz de qualité.

 

  • Pour la tomate, il s’agira, au vu des besoins annuels nationaux estimés à plus de 22 000 tonnes de concentré, d’accroître les superficies emblavées pour arriver à une production de 136 500 tonnes de tomate fraîche, équivalant à près de 22 750 tonnes de concentré, soit un chiffre d’affaires de l’ordre de 7,5 Milliards FCFA.

 

  • Pour l’oignon, les acquis obtenus devront être consolidés. Une production de l’ordre de 254 000 tonnes est ainsi attendue, en fin 2020, pour près de 7000 hectares cultivés.

 

  1. Quelle est la production de paddy bord-champ attendue à l’issue de la campagne de saison sèche chaude 2018 et de la campagne hivernale de production rizicole 2018/2019 ?


Pour cette année 2018, les producteurs se sont engagés à dépasser la barre des 500 000 tonnes de paddy.Déjà pour la campagne de saison sèche chaude 2018 dont les récoltes sont en cours, les superficies cultivées par les producteurs sont estimées à 48 127 ha sur une prévision de 47 800 ha, soit un taux de réalisation de 101% ; ce qui fait que nous attendons pour cette première campagne une production de plus 310 000 tonnes. Pour la campagne d’hivernage, les intentions exprimées par les producteurs portent sur une superficie de près de 38 850 ha, soit une production estimée à 238 000 tonnes de paddy.

  1.  Parlez-nous de la qualité du riz produit dans la vallée et des dispositions prises pour amener l’ensemble de nos concitoyens à avoir le réflexe de consommer ce paddy qui concurrence actuellement le riz importé ?

L’orientation de l’ensemble de la filière vers de la qualité est érigée en première priorité, pour l’ensemble des acteurs de la vallée du fleuve (les producteurs, les transformateurs et les commerçants).
Le constat unanime est que le riz blanc se vend bien parce qu’il répond au goût des consommateurs.

Aujourd’hui, nous comptons au niveau de la Vallée, une quarantaine de rizeries modernes totalisant une capacité annuelle de transformation du paddy de plus de 800 000 tonnes, avec un plateau technique suffisamment élevé pour répondre parfaitement aux normes et exigences en matière de qualité du riz blanc.

En effet, il est utile de rappeler que du fait des efforts colossaux de l’Etat dans l’amélioration de l’environnement de la filière riz, un certain nombre de privés ont commencé à s’installer dans le segment de la transformation du riz par la construction de nouvelles rizeries performantes certifiées qualité.

Par ailleurs, dans le cadre de la mise en œuvre duProgramme indien (en cours) et du Programme d’Urgence de Développement Communautaire (PUDC), il est prévu la construction de nouvelles unités de transformation pour améliorer la capacité de transformation du riz dans la Vallée.

Tout ceci vient conforter les propos duMinistre de l’Agriculture et de l’Equipement Rural, Dr Pape Abdoulaye SECK, et la dynamique de renforcement de la capacité de transformation du paddy qui est de mise au niveau de la Vallée.

En plus de ces rizeries, il faut noter l’existence au niveau de la Vallée, de 458 décortiqueuses fonctionnelles, avec une capacité annuelle de plus de 2 000 tonnes par unité de transformation. Ces types d’unité font aujourd’hui l’objet d’un programme d’amélioration avec l’appui de la CNCAS et de la coopération japonaise pour une production de riz blanc de qualité.

Propos recueillis par Mbagnick Kharachi Diagne

Source : lesoleil.sn

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