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Après deux nouveaux séismes au nord de Strasbourg, la géothermie en question

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Un séisme de magnitude 3,5 lié au développement d’un projet de centrale géothermique a réveillé vendredi matin les habitants de l’agglomération de Strasbourg, suivi d’un autre de magnitude 2,8, entraînant l’arrêt des activités de la centrale par l’exploitant et la remise en cause du projet par des élus.

Le Réseau national de surveillance sismique (Rénass) a classé ce tremblement de terre survenu à 06H59 comme « induit », c’est-à-dire provoqué par l’activité humaine. L’épicentre du séisme se trouve à une dizaine de kilomètres au nord de Strasbourg, à proximité de la centrale géothermique de l’entreprise Fonroche pas encore mise en exploitation, sur les communes de Vendenheim et Reichstett. Sur ce site, deux puits distants d’un kilomètre ont été creusés, profonds de cinq kilomètres, afin de pomper l’eau chaude souterraine pour en exploiter en surface le potentiel énergétique, avant de la réinjecter sous pression dans le sous-sol.

Cette secousse intervient après plusieurs autres tremblements de terre moins intenses enregistrés depuis 13 mois et liés à l’activité de géothermie et a provoqué « une psychose » chez les habitants des communes proches de l’épicentre, a déclaré à l’AFP Georges Schuler, le maire de Reichstett. Celui-ci a fait état de quelques dégâts matériels et de nombreux appels de riverains paniqués. « C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Nous demandons l’arrêt définitif de l’exploitation du site », a-t-il déclaré à l’AFP… juste avant une nouvelle réplique, de magnitude 2,8 enregistrée dans la même zone à 11H10.

D’autres élus des groupes d’opposition de la métropole de Strasbourg se sont également exprimés pour dénoncer le projet. Les dirigeants de l’Eurométropole n’ont pas réagi aux sollicitations de l’AFP.

La controverse s’amplifie depuis l’enregistrement d’un séisme de magnitude 3,1 le 12 novembre 2019. Son épicentre était situé à 5 kilomètres du site de géothermie. Considéré comme étant d’origine naturelle par Fonroche, il a été classé « induit » par le Rénass. D’autres expertises, menées à la demande de la préfecture par l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris) et par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) n’ont pas permis de définir avec certitude l’origine du séisme de 2019. Celui-ci avait néanmoins entraîné l’arrêt des opérations d’injection d’eau sur le site de géothermie, mais la construction de la centrale de transformation de l’énergie thermique en électricité, elle, s’était poursuivie.

En septembre, la préfecture du Bas-Rhin avait autorisé la réalisation de tests dans les puits de la centrale afin trancher la question de l’origine du séisme. Mais ces tests ont provoqué, en octobre et novembre, une nouvelle série de secousses, de magnitude plus faibles, comprises entre 1,1 et 2,7, mais suffisantes pour susciter la crainte des habitants vivant à proximité.

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