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Coup d’État en Birmanie : Le Conseil de sécurité de l’ONU va se réunir

  • 8 Mois depuis
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24 h après le coup d’État militaire en Birmanie, ayant abouti à l’arrestation de la dirigeante Aung San Suu Kyi et de hauts responsables de son parti, l’ONU a réagi en condamnant le putsch. Malgré l’appel de la communauté internationale à l’endroit de l’armée pour la libération de la dirigeante birmane et de ses camarades de parti, les généraux, désormais au pouvoir restent déterminer à s’y maintenir.

Sous la présidence britannique, le Conseil de sécurité va se réunir aujourd’hui même par vidéoconférence et à huis clos pour s’enquérir de la situation en étudiant les derniers événements vécus. Elle devrait être faite par l’émissaire de l’ONU dans ce pays, la suissesse Christine Schraner Burgener.

Interrogé sur la décision que prendra l’instance onusienne par rapport à la situation que vit le pays actuellement, le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, a affirmé que “ce qui était important était que la communauté internationale parle d’une seule voix” sur les derniers développements en Birmanie.

Ce matin, à Rangoun, la capitale économique du pays, la vie semble reprendre son court normal malgré le calme observé dans les marchés et les rues, pourtant très animés en temps normal. Les habitants, eux vaquaient comme d’habitude à leurs occupations. Aucun signe de présence militaire n’est remarqué 24 heures après les faits. Les connexions téléphoniques et l’accès à Internet, coupées la veille, fonctionnaient à nouveau, les banques étaient rouvertes, mais l’aéroport international de Rangoun reste fermé.
Difficile d’imaginer des représailles contre la Birmanie qui, depuis son indépendance en 1948, sous le joug de la dictature militaires pendant près de 50 ans. “Les gens ont peur de critiquer ouvertement, même si nous n’aimons pas ce qu’il se passe”, a relevé à l’AFP Maung Zaw, qui tient un petit étal de viande. Aung Sann Suu Kyi “est entre les mains des militaires, nous ne pouvons pas faire grand-chose”, a souligné un chauffeur de taxi, sous couvert d’anonymat.

Le NLD, parti de la dirigeante birmane aux mains putschistes a exigé hier sur sa page Facebook sa “libération” immédiate ainsi que les autres responsables du mouvement. “Libérez tous les détenus, y compris le président (Win Myint) et le conseiller d’État (Suu Kyi)”, a écrit la Ligue nationale pour la démocratie. Ce putsch est “une tache dans l’histoire de l’État et de Tatmadaw”, l’armée birmane.

Aucune information ne permet pour le moment d’avoir une idée du lieu de détention de n’a de l’ex-dirigeante, du président Win Myint et des autres responsables de la LND interpellés. On nous a dit qu'”elle était assignée à résidence à son domicile de Naypyidaw”, la capitale, a déclaré à l’AFP un député de son parti, sous couvert d’anonymat. “Mais nous sommes inquiets”, ajoute ce parlementaire, lui-même assigné à résidence dans le bâtiment où résident les députés.

Fara Thiernou MENDY

https://www.r-espe.com/coup-detat-en-bi…onu-va-se-reunir/

 

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