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Culture : Festival Vsd hip-hop, «Des problèmes d’argent freinent les activités»

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Le festival Vsd hip-hop s’est ouvert hier, vendredi 5 octobre au Centre culturel Blaise Senghor. Mais pour cette deuxième édition qui a pris fin ce dimanche 7 octobre, le nombre de participants et le programme ont été réduits par manque de financement. Face à la presse hier, vendredi, le rappeur Simon Kouka qui est l’un des initiateurs de cet évènement a estimé que les « gens ne respectent pas la culture au Sénégal ».
La culture n’est pas respectée au Sénégal. C’est la conviction du rappeur Simon Kouka au vu de qui se passe avec le festival Vsd hip hop. Repoussé une fois, deux fois jusqu’au point d’être annulé, le festival Vsd hip-hop a finalement débuté ses activités dans l’après-midi d’hier, vendredi 5 octobre, au Centre culturel Blaise Senghor mais cette fois-ci avec un programme réduit. Des problèmes de subvention et de sponsoring sont passés par là.

En conférence de presse, Simon Kouka qui en est l’un des initiateurs a fait part de son désarroi pour cette deuxième édition du festival qui réunit les acteurs des cultures urbaines de toutes les régions du pays. « Le budget du festival est de 39 millions mais à l’heure actuelle, on est à 4 millions car les sponsors n’ont pas encore répondu et la subvention du Fonds de développement des cultures urbaines n’est pas aussi disponible pour le moment pour des problèmes de trésorerie. La direction d’Orange nous a aussi donné un million », a déclaré Simon Kouka.

Et comme conséquences, le nombre des participants a été réduit mais aussi pas mal d’activités ont été annulées. « On a rencontré le ministre de la Culture hier (jeudi-ndlr) qui s’est engagé à payer les frais de la logistique et un certain volontaire nous a accordés un montant d’un million et on était obligé d’appeler des amis footballeurs ou basketteurs », a fait savoir Simon Kouka.

Pour lui, si la deuxième édition de Vsd hip-hop a pu se tenir, c’est grâce à cela. Et pourtant, dit-il, les demandes de subvention et de sponsoring ont été envoyées il y a de cela six mois. Ce qui fait dire au rappeur que « c’est à l’international qu’ils sont plus soutenus qu’au niveau national ». Le Vsd hip- hop est un festival qui devra, en effet, former 140 jeunes. La formation pour ces jeunes en écriture de projets, en graffiti, en danse a débuté hier. Au menu aussi de l’évènement qui a baissé ses rideaux hier, il était prévu une conférence sur « le hip-hop et le numérique » et une autre sur « la féminisation du hop-hop » avec le soutien des ténors du rap comme Duggy Tee, Matador, Xuman entre autres.

Pour cette année, le grand défi de ces acteurs des cultures urbaines est de doter des régions comme Sédhiou où les « gens sont obligés d’aller en Gambie pour enregistrer », d’un studio. Pour sa part, le rappeur Duggy Tee pense que, « par rapport à la musique, il y a un problème d’industrie musicale » pour justifier les difficultés. Toutefois, Simon Kouka est d’avis qu’il faut continuer à taper sur toutes les portes pour la réussite du festival.

Par Mariame Djigo

Source : Sud Quotidien

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