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Développement – Pour l’Afrique, la reprise économique est là, selon la Banque mondiale

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Le coup de frein à la croissance est passé. Sauf accident, l’Afrique devrait voir son PIB en 2018 progresser de 3,2 %, et de 3,6 % à l’horizon 2020, affirme la Banque mondiale.

Le choc a été violent. La chute des prix des matières premières, en 2014, a non seulement marqué la fin du super-cycle des matières premières, il a aussi porté un sérieux coup à la croissance du continent africain.

Avec +1,3 %, l’Afrique avait enregistré en 2016 la hausse la plus faible de son PIB depuis deux décennies. En 2017, la croissance est remontée à +2,4 % et devrait, à moins d’un accident, poursuivre sa progression (à +3,2 % en 2018) pour atteindre 3,6 % en 2020. Un rapport de la SFI (Société financière internationale, la filiale de la Banque mondiale dédiée au secteur privé), s’appuie sur les mouvements de capitaux pour montrer que le continent africain a maintenant tourné le dos à ces difficultés.

Le document, rendu public à l’ouverture de « l’Africa CEO Forum » consacré aux perspectives qu’offre l’Afrique, souligne que « les flux de capitaux dans la région, sous forme de prêts bancaires et d’émissions d’actions et obligations, ont considérablement augmenté et traduisent l’amélioration de la perception à l’égard des marchés émergents en général, et de l’Afrique en particulier ». De 34 milliards de dollars en 2016, ils ont progressé de 12 % en un an à 38 milliards.

Déficit en infrastructures

Si les services font figure de locomotives, les infrastructures demeurent un frein parfaitement identifié à la croissance.

L’Afrique subsaharienne est par exemple la seule région au monde à avoir vu la densité de son réseau routier baisser en vingt ans. Résultat, les coûts de transport restent élevés et freinent le commerce interrégional. Alors que 35 % seulement de la population a accès à l’électricité, le taux tombe à 30 % lorsqu’il s’agit de la santé.

Concentration urbaine

L’Afrique comme beaucoup de zones émergentes connaît un phénomène de concentration urbaine. En 25 ans, la population vivant en ville devrait doubler, souligne l’IFC, satisfait des opportunités qu’une telle concentration va apporter.

les Echos .fr

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