En outre, la figure de Premier ministre est créée, mais les détails sur le mode de désignation n’ont pas encore été précisés. »Ce ne sera pas une figure quelconque. L’objectif est sans doute de retirer des responsabilités exécutives ou administratives au président. Cela pourrait aider à équilibrer la concentration des pouvoirs », estime Me Fernandez. Le futur texte accordera plus de droits à la communauté LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres), longtemps discriminée sur l’île, selon Granma. « J’espère que le chapitre de la famille, où figurait un concept totalement hétérosexuel du mariage, ouvrira la porte au mariage et à l’adoption pour tous », a souligné l’avocat constitutionnaliste. La prochaine Constitution cubaine devrait aussi reconnaître Cuba comme un Etat socialiste de droit, démocratique, indépendant et souverain. « Reconnaître en 2018 que Cuba est un Etat de droit est une sacrée victoire pour la démocratie. Mais il faut ensuite que des lois suivent », estime Me Fernandez. Parmi elles, il cite « la régulation des relations politiques et sociales, les garanties en matière des droits de l’homme, liberté de la presse, de parole et de pensée ». Sur les réseaux sociaux, le débat faisait rage concernant ces sujets-là après un récent discours du président Diaz-Canel à un congrès de journalistes où il a critiqué ceux qui faisaient du journalisme hors du giron de l’Etat. « On l’est ou on ne l’est pas, depuis les temps de Shakespeare », a jugé M. Diaz-Canel en référence aux révolutionnaires, rappelant au passage que les fondements idéologiques n’était pas concernés par les réformes constitutionnelles.

Source : AFP