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Une nouvelle page de l’énigme autour d’Emanuela Orlandi, fille d’un employé du Vatican disparue il y a 36 ans, va s’écrire samedi dans la cité papale, avec l’inspection de deux ossuaires dans l’espoir de trouver des réponses au mystère.

Les ossuaires ont été localisés dans le sous-sol du Collège pontifical teutonique du Vatican et doivent être contrôlés dans la matinée, en présence d’experts et de représentants de la famille d’Emanuela Orlandi.

Cette découverte constitue un nouveau rebondissement dans ce fait divers qui a alimenté depuis plus de trois décennies les hypothèses les plus diverses, impliquant services secrets et criminalité organisée.

Les proches d’Emanuela Orlandi ne désespèrent pas de découvrir des indices qui les aideraient à comprendre ce qui est arrivé à l’adolescente de 15 ans, elle-même citoyenne du Vatican, qui n’a plus donné signe de vie depuis sa sortie d’un cours de musique à Rome le 22 juin 1983.

Si ce dernier accuse régulièrement le Saint-Siège d' »omertà », ce dernier estime qu’il a toujours montré sa « proximité » à la famille, en particulier à la mère d’Emanuela, âgée de 88 ans et qui habite la Cité du Vatican.

Les deux ossuaires qui doivent être inspectés samedi ont été découverts à la suite de l’ouverture des tombes de deux princesses inhumées au XIXe siècle dans le cimetière allemand du Vatican, dans l’espoir de trouver les restes d’Emanuela Orlandi.

L’été dernier, l’avocate des Orlandi avait reçu un mystérieux message anonyme avec les mots « Cherchez à l’endroit où pointe l’ange », accompagné du cliché d’une tombe avec un angle sculpté, semblant appartenir au cimetière teutonique.

La famille avait alors déposé une demande de vérification de la tombe et le Vatican a finalement ouvert les deux tombes jouxtant l’ange. Mais elles étaient vides: pas de trace d’Emanuela Orlandi, ni même de la princesse Sophie von Hohenlohe (morte en 1836) et de Charlotte-Frédérique de Mecklembourg (morte en 1840), censées y être inhumées.

Les experts estiment que les restes des deux princesses ont pu être transférés dans les ossuaires lors de travaux réalisés au Collège pontifical et au cimetière entre les années 1970 et 1980. Mais Emanuela Orlandi a disparu des années plus tard. L’affaire Orlandi avait connu une énième péripétie fin octobre 2018 après la découverte de restes humains à l’occasion de travaux dans un bâtiment du parc de l’ambassade du Vatican à Rome.

La presse s’était emballée mais des examens scientifiques avaient conclu que les ossements, très anciens, n’étaient pas ceux d’Emanuela.

Selon certaines thèses, l’adolescente a été enlevée par ce groupe criminel pour recouvrer un prêt auprès de l’ancien président américain de la banque du Vatican (IOR), Paul Marcinkus.

Source: Tv5

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