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Le nouveau Premier ministre britannique va dévoiler samedi ses priorités en matière de santé, éducation et infrastructures dans un discours à Manchester (nord-ouest de l’Angleterre), au milieu de spéculations croissantes sur la possibilité qu’il convoque des élections législatives anticipées.

Après avoir affiché la couleur sur le Brexit, réclamant de l’Union européenne un nouvel accord de divorce, Boris Johnson, qui a pris ses fonctions mercredi, a décidé de se concentrer sur son agenda domestique, promettant notamment vendredi d’augmenter nettement les effectifs de la police, victime de l’austérité budgétaire en place depuis l’arrivée des conservateurs au pouvoir en 2010.

Selon les analystes, cela pourrait signifier qu’il se prépare à convoquer des élections dans l’espoir d’élargir sa majorité au parlement, actuellement de deux voix seulement, en comptant les dix élus de son allié, le petit parti ultra-conservateur nord-irlandais DUP.

Boris Johnson a cependant affirmé vendredi, lors d’un déplacement à Birmingham, qu’il excluait un scrutin, soulignant que les Britanniques en avaient assez d’être convoqués aux urnes.

Des élections pourraient aussi se profiler si les députés britanniques votent la censure contre son gouvernement pour tenter d’éviter une sortie de l’UE sans accord, que n’a pas exclue Boris Johnson. Mais les dirigeants de l’UE ont répété qu’ils ne rouvriraient pas l’accord de divorce conclu en novembre.

Le ministre irlandais des Affaires étrangères, Simon Coveney, a accusé vendredi Boris Johnson de mettre « délibérément » le Royaume-Uni sur « la voie d’un choc frontal » avec l’UE.

Samedi, Boris Johnson va « exposer sa vision pour rééquilibrer le pouvoir, la croissance et la productivité à travers le Royaume-Uni », selon des extraits de son discours publiés par avance par Downing Street.

A son arrivée au pouvoir en juillet 2016, quelques semaines après le vote des Britanniques à 52% pour sortir de l’UE, Theresa May avait également promis de combattre les « injustices criantes », mais son mandat a complètement été écrasé par le dossier du Brexit, qui a conduit à sa chute faute d’avoir pu convaincre les députés britanniques de voter pour son accord avec Bruxelles.

Source: Tv5

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