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Dans un message signé par le cardinal-Secrétaire d’État Pietro Parolin, et adressé à l’évêque local, Mgr Francesco Lambiasi, le Pape adresse sa bénédicton aux participants au meeting de Rimini, organisé par le mouvement Communion et Libération.

Le cardinal Parolin revient dans ce message sur la figure de Véronique, qui essuie le visage du Christ sur le chemin de la Passion. Don Luigi Giussani, le fondateur du mouvement Communion et Libération, avait rendu hommage à cette femme en écrivant que «elle qui n’avait pas de visage, qui était une femme comme les autres, a acquis un nom, c’est-à-dire un visage, une personnalité dans l’histoire, et nous nous rappelons encore d’elle pour celui qu’elle regardait».

Le regard est donc déjà une façon de se mettre à la suite du Christ. «Il fut regardé, et, alors, il vit. S’il n’avait pas été regardé, il n’aurait pas vu», écrivait saint Augustin à propos de Zachée. Chacun a donc un visage et doit être regardé avec une dignité propre, même ceux qui ne sont traités que comme des statistiques. «Pensons aux milliers d’individus qui chaque jour fuient des guerres et de la pauvreté: avant d’être des nombres, ce sont des visages, des personnes, des noms et des histoires. Nous ne devons jamais l’oublier», écrit le Secrétaire d’État, au nom du Pape François.

Regarder le visage du Christ pour se retrouver soi-même

«Combien d’oubliés ont un besoin urgent de voir le visage du Seigneur pour pouvoir se retrouver eux-mêmes !» Dans une société qui souvent désoriente les personnes, «regarder Jésus purifie la vue et nous prépare à tout regarder avec des yeux neufs». Dans son homélie du 21 septembre 2015 à Holguin, durant son voyage à Cuba, le Pape François était revenu sur l’épisode de la vocation de saint Matthieu, et sur la façon dont Jésus avait regardé et choisi cet homme: «Jésus s’arrêta, il ne passa pas outre rapidement, il le regarda sans hâte, il le regarda en paix. Il le regarda avec des yeux de miséricorde; il le regarda comme personne ne l’avait regardé avant. Et ce regard ouvrit son cœur, le rendit libre, le guérit, lui donna une espérance, une nouvelle vie».

C’est donc la façon dont chaque chrétien reflète le visage de Jésus que nous pouvons devenir des «disciples missionnaires» dont les «noms sont inscrits dans les cieux». Le Pape François invite donc tous les participants au meeting de Rimini à savoir «fixer les visages» pour mieux prendre conscience de leur propre identité, et à faire en sorte que la mémoire des quatre décennies écoulées «puisse susciter de nouvelles énergies, pour le témoignage de la foi ouverte aux vastes horizons des urgences contemporaines».

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