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Info Basket – Confessions de NBAers : Quel est le joueur qui t’a le plus inspiré ?

  • 3 Années depuis
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Durant la saison NBA nous sommes allés à la rencontre des joueurs NBA pour recueillir quelques confessions sur leur carrière dans le cadre de notre série Ma NBA. Les joueurs ont notamment évoqué leur idole/le joueur qui les a inspirés

Tony Parker, qui nous a raconté sa première rencontre avec Michael Jordan, son joueur préféré : 

Moi, ma première impression, c’est à Chicago. Ma famille, du côté de mon père, elle est de Chicago. Donc on était de grands fans des Bulls. Michael Jordan est devenu très, très vite mon joueur préféré. Il m’a inspiré pour jouer au basket. Que ce soit en-dehors du terrain ou sur le terrain, c’était un bon modèle pour moi à suivre. La première fois où je l’ai rencontré, j’avais 14 ans, en 1996, on était allés voir un match l’année où ils font 72 victoires. On était partis pour les vacances de Noël, et on avait vu un match sur place. Et forcément, voilà, j’étais super content. J’étais super content de le rencontrer, comme n’importe quel jeune qui rencontre son idole quoi… Cela te donne de la motivation pour après avoir une belle carrière aussi ! Même si j’étais déjà très motivé – j’ai toujours été très motivé pour réussir ma carrière –, mais c’est vrai que c’était un bon bonus. En plus c’était mon premier match NBA en vrai… Et bien sûr il y a eu mon père qui a eu une influence aussi. Le fait qu’il ait été basketteur, cela m’a influencé également. Jordan, c’était plus pour le rêve de jouer en NBA. Après, la mentalité, la façon de voir les choses, tout ça, ça c’est mon père. Quand j’étais jeune, tous les matchs, (il insiste) tous les matchs on faisait des debriefs. Après chaque match. Et on essayait de trouver la meilleure façon pour essayer de progresser, de match en match.

Goran Dragic : 

Beno Udrih, qui est Slovène aussi. Quand je suis arrivé en NBA (en 2008), c’était lui la star en Slovénie (drafté par les Spurs, le natif de Celje a remporté avec eux les titres 2005 et 2007 dans un rôle mineur, alors que ses meilleures années se sont étalées juste après et jusqu’en 2011 avec Sacramento, où il a notamment signé 13.7 points, 4.7 passes et 3.4 rebonds de moyenne lors de sa dernière saison en Californie). Puis une fois que je suis venu aux Etats-Unis, Steve Nash et Grant Hill m’ont énormément apporté. Pas que dans le jeu, vraiment sur tous les à-côtés : prendre soin de son corps notamment. Ce sont des petites choses, mais en fait c’est LE truc qui va te permettre d’avoir une belle carrière ou pas… C’est une énorme différence d’ailleurs de juste regarder un joueur que tu prends comme exemple, comparé à jouer avec lui, comme c’était le cas avec Grant et encore plus Steve, puisqu’on était sur le même poste. Tu veux tout le temps être à ses côtés. Tu veux prendre tout ce qu’il fait sur le terrain, dans le vestiaire, à l’entraînement… Tu sais qu’il peut te donner plein de leçons, que même juste en l’observant, tu vas apprendre énormément. Je pense que ce fut la chose la plus importante dans ma carrière NBA : partager un vestiaire avec Steve Nash lors de ma première année, à Phoenix. J’ai pu être une éponge, je me suis imbibé de ses connaissances basket. C’est toujours important pour un jeune joueur, et dans mon cas ç’a été l’apprentissage parfait. Tu ne peux pas demander beaucoup mieux… Il avait gagné deux titres de MVP (2005 et 2006) juste avant que j’arrive (2008).

Nicolas Batum, qui est lui revenu sur sa première rencontre avec son idole, Scottie Pippen :

Je l’ai rencontré deux fois. La première, il était venu au QG mondial de Nike à Portland. Et comme on avait match, en temps qu’ancien joueur des Blazers il était dans la salle quoi. Après le match, je passe voir pour un truc dans la salle des kinés… Et il est là ! (Silence) Je me retrouve comme un con là face à mon idole et je me mets à trembler ! Je venais de faire un match NBA, moi, et comme un gamin là à aller lui demander un autographe et une photo. Je lui dis tout, que j’ai encore des posters de lui dans ma chambre, chez ma mère… Ça l’a surpris. Qu’un joueur NBA qui vient de sortir d’un match vienne lui dire « j’ai encore des posters de toi dans ma chambre » ! On a un peu parlé. Encore une fois, moi j’étais vraiment comme un gosse pour cette première rencontre. La deuxième fois, j’étais parti faire un truc au All Star Game à Houston (en 2013). Je suis dans les couloirs de la salle, il est en train de parler à quelqu’un et il lui fait « attend deux secondes » et il vient me voir ! Pour me dire « bonjour, comment ça va ? » et reparler avec moi !!! Là (bouche bée, des étoiles dans les yeux) il ne fallait plus me parler. J’étais, mais… Il me donne des compliments, il me parle genre de mon dernier match, donc ça veut dire qu’il me suivait de temps en temps ! Là, j’étais intouchable à ce moment-là. Je volais ! Il me dit « J’ai bien aimé ce que tu as fait là, là » (il claque dans les doigts). A ce moment-là, je planais. Tout ce qu’on peut me dire, les critiques tout ça, je m’en fous ! Lui et (Dejan) Bodiroga. Si eux me disent des choses bien, le reste, je m’en fous.

Rudy Gobert

Il y en a beaucoup. Je n’en ai pas un vraiment. Je me rappelle de LeBron (James) à l’époque, parce que je regardais beaucoup les highlights. Et athlétiquement, ça l’est toujours, mais c’était encore plus un monstre. Quand tu es très jeune, tu regardes d’abord les actions spectaculaires. Après, quand tu commences à comprendre un peu le basket, tu commences à regarder un peu plus loin. Tu regardes un petit peu comment il s’entraîne, son éthique de travail, et ça c’est quelque chose que j’ai pris, que j’ai appris. Ceci dit, je me suis inspiré de plusieurs joueurs dans mon jeu. C’est vrai aussi que j’ai commencé ailier. A 16-17 ans, je suis passé au poste 4 et ensuite poste 5. Déjà, je ne faisais pas 2m10 à l’époque (2m16 maintenant). Je savais que j’allais grandir, mais sur le moment, je faisais tout avec les ailiers. Et au final cela m’a aidé, car j’ai une meilleure vision de jeu par rapport à d’autres intérieurs. J’ai un côté ailier qui m’aide dans mon jeu. J’ai une certaine dextérité. Pour un grand, je peux dribbler, passer le ballon… et je connais un peu leurs systèmes. Je sais où ils doivent être, les coupes, tout ça. Je pense que c’est bien de former les joueurs en tant qu’ailier et ensuite leur apprendre le métier d’intérieur, qui est assez différent. Ça ne t’empêche pas quand tu es ailier de travailler tes moves ou les finitions près du panier.

Evan Fournier :

Quand j’étais jeune, j’adorais Mike Bibby. Il était clutch en plus avec Sacramento. Forcément, il y a aussi Kobe, T-Mac, les joueurs que je regardais en grandissant. Mais celui qui m’a peut-être le plus marqué, c’est Mike Bibby. (On évoque la ligue BIG 3, à laquelle l’ex-meneur des Kings a participé avec d’autres anciens joueurs NBA cet été…) Je n’ai même pas regardé par curiosité, ça ne m’intéressait pas. D’ailleurs, je ne m’y vois pas jouer du tout personnellement. Moi, quand j’arrête ma carrière, c’est fini, fini !

Jamal Crawford :

Michael Jordan. Puis quand je suis arrivé au lycée, Allen Iverson. Je dirai vraiment que ce sont ces deux-là qui m’ont le plus inspiré. Leur créativité, leur soif de vaincre, leur passion. En fait le truc, c’est vraiment à quel point ils aimaient le basket. Ça se voyait, c’était flagrant quand tu les regardais. Ou en tout cas c’est ce qui me parlait le plus. Il y avait un côté instinctif aussi, que j’essaie de reprendre moi-même dans mon jeu (même le staff est stupéfait de ne jamais le voir s’entraîner à dribbler…). Tu as un plan, mais derrière il faut jouer naturellement, et suivre ton instinct. Parce que de toute façon le match ne se déroulera pas parfaitement. J’essaie vraiment de jouer libéré. Et Michael, c’était vraiment énorme à quel point il voulait gagner. C’était ça sa passion surtout. Il te faisait rêver, parce que pour y arriver il avait juste maîtrisé complètement le basket. Tout. Mais encore une fois, derrière il jouait libéré aussi, parce qu’il pouvait tout faire au plus haut niveau. C’était ça qui était tellement grandiose, somptueux.

Jason Terry :

Isiah Thomas et Gary Payton. GP venait à mes matchs de lycée, il bossait avec moi pendant l’été… Il m’a donné énormément d’info et de conseils sur la NBA, ce qu’il faudra que j’accomplisse pour pouvoir y jouer un jour. Isiah Thomas, c’est un gars que j’ai regardé joué depuis que j’étais tout petit, gamin ! J’avais tous ses highlights – c’était des VHS à l’époque – tous ses matchs de finales NBA. Il m’a vraiment inspiré à aller en finales pour gagner un titre. Et lui aussi en avait gagné un à l’université ! C’est vraiment quelqu’un que j’ai cherché à imiter. Les deux, c’étaient vraiment des durs en plus. Et en fait, moi-même, j’étais déjà dur, depuis tout petit. Ça vient de mon enfance. Je n’avais que ma mère à la maison, on était dix frères et sœurs, j’étais le deuxième plus âgé. On vivait dans des quartiers difficiles… Donc j’étais déjà comme ça, mais de voir des joueurs qui jouaient dur aussi, qui avaient cette attitude, qui approchaient le jeu avec une certaine agressivité, c’était ça qui m’attirait chez eux. C’est sûr. C’est deux-là, c’était des bagarreurs, je les ai idolâtrés pour ça. Donc quand ils m’ont encouragé ensuite, ça voulait tout dire pour moi.

Nikola Vucevic :

Oui, pour moi, vu que mon père jouait au basket quand j’étais jeune, je voulais toujours être comme lui. Je pense que ça m’est venu un peu naturellement. J’allais à tous ses entrainements, à tous ses matchs… Mon rêve, dans ces années-là, c’est de faire ce qu’il fait, tout le temps. De le surpasser même. Ça a commencé comme ça. Après, quand je suis vraiment rentré dans le basket, j’étais en Europe, mais à l’époque – les années 90 – comme tout le monde, pour moi Michael Jordan était numéro un. Et puis après Dejan Bodiroga, c’était énorme. J’avais même reçu son maillot de l’Euro 99 en France ! Quand il jouait pour la Yougoslavie. Je le gardais toujours avec moi d’ailleurs. Puis après j’étais fan de LeBron James, quand il est arrivé dans la ligue. Et bien sûr Dirk (il prononce le i comme dans l’alphabet français), Nowitzki. C’était vraiment mes joueurs préférés. Forcément je ne joue pas comme ces joueurs-là, mais ce sont des joueurs que j’aimais bien regarder et qui m’ont inspiré, quelque part.

Ian Mahinmi :

Ouh, c’est difficile ! Ecoute, moi, avant d’arriver en NBA, j’étais vraiment fan de Kevin Garnett et Amar’e Stoudemire. Et Hakeem Olajuwon aussi ! Donc c’était un peu mes références. Et pour te dire, à l’époque, les Spurs (qui l’ont drafté en 2005 mais l’ont laissé se développer deux ans en France) m’envoyaient des highlights d’Amar’e et KG, quand je jouais à Pau Orthez, et même l’année d’avant au Havre aussi. Franchement, pour moi, c’est des joueurs que je regardais beaucoup. Et quand je suis arrivé en NBA, surtout à San Antonio, ce qui m’a touché, c’est surtout deux joueurs. Le premier c’est Tim Duncan, pour son éthique de travail. J’étais très surpris. Sa régularité, la façon dont il abordait chaque entraînement. C’était impressionnant, pour la superstar de l’équipe, la façon dont il se tenait. Ça, ça m’a marqué. Le deuxième, c’est Tony Parker. Parce que l’on ne se connaissait pas beaucoup tu vois. Et je ne pensais pas que quelqu’un comme lui, qui à San Antonio est un peu le roi, était aussi approchable. Moi avant je le voyais plutôt comme quelqu’un d’intouchable, qui n’allait pas trop me calculer… Et le gars m’a vraiment pris sous son aile et ça, ça m’a marqué. Donc maintenant, quand il y a desrookies qui viennent, j’essaie d’être toujours humble et toujours disponible. Anytime. Même ceux qui ne jouent pas, les petits jeunes qui sont en D-League : un petit message de temps en temps, quand on est en déplacement, « venez on va manger ». Des petites attentions comme ça. Je ne pensais pas que les superstars étaient aussi près des joueurs comme moi, qui arrivent, qui ne jouent pas, qui sont peu connus.

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