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Opération militaire en Casamance : Un important matériel militaire saisi et une “ligne rouge” établie pour les rebelles

  • 7 Mois depuis
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Depuis son déclenchement, le 26 janvier dernier, l’opération de sécurisation de l’armée sénégalaise en Casamance contre les rebelles du MFDC se poursuit près de la frontière sénégalo – bissau – guinéenne. Elle lui a permis une importante saisine de matériels de guerre de l’ennemi. Il s’agit selon un reporter de l’APS, de munitions pour lance-roquettes, des armes M203, des lances grenades, des fusils d’assaut et roquettes RPG constituent le butin saisi dans les bases rebelles reprises par l’armée le long de la frontalière avec la Guinée-Bissau.

“Nous avons récupéré un armement dans les bases reprises des mains des rebelles. Il s’agit de munitions composées de canons B10, de roquettes RPG, de munitions de 7-62 sur bande et en vrac, de munitions 12-7, de armes M203, des lances grenades, de fusils d’assaut entre autres”, a révélé mardi aux journalistes, le lieutenant-colonel Mathieu Diogoye Sène.

En visite de terrain dans les zones reprises par ses hommes, le commandant du groupement tactique “Charlie” composé notamment d’éléments du troisième bataillon d’infanterie de Kaolack, les a énuméré : Il s’agit des bases de Bamoune-Bilass, Boussoloum, Badiong et Sikoune, considérées comme des bastions historiques du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC).

La réussite de cette mission est en partie due à l’opération menée depuis 10 jours par un détachement de l’armée sénégalaise composé du troisième bataillon des commandos de Thiès, du troisième bataillon d’infanterie de Kaolack, d’un détachement du Génie militaire de Bargny, du cinquième bataillon d’infanterie de Ziguinchor et d’un bataillon de parachutistes.

S’y ajoute le travail remarquable du génie militaire qui a balisé un sentier pour ouvrir une voie d’accès qui traverse la zone de tampon avant l’arrivée dans les bases des combattants du MFDC. La poussière, les cliquetis d’arbres et autres entrelacs des branches d’arbres deviennent autant d’obstacles naturels pour le conducteur obligé d’adapter sa vitesse et de la ramener au minimum.

En témoigne la présence humaine remarquée dans les villages de Samick et Niadhiou, récemment victimes d’exactions des bandes armées. Hormis le matériel militaire, plusieurs motos de type “Jakarta”, un quinzaine de vélos, cinq charrettes, du bétail, des poules éparpillées dans la nature, du matériel d’intendance, de la logistique et des médicaments d’un poste de santé virtuel ont été saisis par l’armée nationale au cours des opérations de sécurisation entamées depuis plusieurs jours dans la forêt de Bilass.

Une mise en garde aux bandes armées du MFDC a été émise par le colonel Souleymane Kandé, les invitant à “ne plus franchir la ligne rouge”. Ce, après la reprise effective de quatre de leurs bastions. Il s’agit de leurs bases du “front sud” que sont Bamoune-Bilass, Bousoloum, Badiong et Sikoune.

“Il y a des lignes rouges déjà tracées. Nous ne permettrons plus à aucune bande armée de la franchir parce que toute exaction sur la population sera considérée comme une déclaration de guerre à l’armée sénégalaise”, a-t-il déclaré.

Avant d’ajouter : “Nous serons intransigeants. Nous n’accepterons plus qu’aucune bande armée touche à un seul cheveu d’un citoyen. Nous allons pleinement remplir notre mission de sécurisation des personnes et de leurs biens”, a assuré M. Kandé.

Un champ de plusieurs hectares de chanvre indien figure dans le lot de biens appartenant aux rebelles, saisi. “Il y a au moins une bonne dizaine de champs de chanvre indien. Ils s’étendent à perte de vue (…)”, a poursuivi colonel Souleymane Kandé.

Avant de poursuivre : “Notre engagement s’inscrit dans un contexte particulier marqué par une ferme volonté des populations de retourner à leurs terroirs qu’elles ont quittés depuis près de trois décennies. Les bandes armées avaient fini de créer des zones d’interdiction pour mieux se livrer à des activités illicites”, a renchéri le lieutenant-colonel Clément Hubert Boucal, commandant du bataillon des commandos, une unité venant de Thiès. Il assure que l’armée a mis la main “sur toutes leurs bases, surtout la base historique de Sikoune considérée par le MFDC comme un sanctuaire important”.

Fara Thiernou MENDY

https://www.r-espe.com/operation-milita…our-les-rebelles/

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